jeudi 14 juin 2012

Choses vues...

Vi je sais ça fait 5 mois...
C'est qu'il s'en est passé des choses, en 5 mois : un nouveau boulot (deux en fait, puisque Ma Tendre Moitié a changé d'entreprise, en profitant pour passer tout son temps à la capitale en "formation"), une nouvelle dizaine (ouch, c'est vrai que les gueules de bois sont plus dures après 30 ans ? ma fréquentation assidue des pubs en a pris un coup depuis l'arrivée de La Puce, j'ai pas encore eu l'occasion de tester)...
Mais ça ne m'empêche pas de voir des choses formidables, que je prends en photo en me disant qu'un jour prochain, je vais les bloguer... un jour...
Bref, aujourd'hui, thématique alimentaire :
Allo You ? Comment tu vas ?

Un mélôn bon côômme là-bas, dis !

On ne voit pas tout à fait, mais promis, il y a bien écrit "la Marée des bois". Qui arrive par vagues chez les primeurs, je suppose... Au moins celle-là, elle ne risque pas de finir dans sa baignoire ! 

vendredi 13 janvier 2012

There's nothing quite like a real book !

Sean et Lisa Ohlenkamp se sont concocté une belle publicité pour leur librairie de Toronto... ça marche, on en parle (1 448 874 vues à l'heure où j'écris, en un peu moins de 5 jours).
Il n'y a rien de tel qu'on bon vieux bouquin... sur ce, je profite de la sieste pour retourner à Limonov...

lundi 9 janvier 2012

Aujourd'hui, j'ai un truc à dire !

D'abord, après quoi... six mois à peu près, à envisager de poster tel ou tel truc et à finalement me laisser déborder, il fallait bien y revenir (d'autant que certain(e)s me l'ont reproché...).

Ensuite, parce que c'est de saison, ça se fait de souhaiter une bonne nouvelle année... Mais après avoir vu ça:
je vais m'abstenir, parce que je ne ferai jamais aussi original, créatif et franchement marrant. Alors oui, je sais, eux, c'est leur métier, mais quand même, c'est pour moi la palme des voeux 2012 !
Bonne année, quoi !

Ensuite, il y a une chanson qui m'a cueillie au réveil ce matin.
Une création de Jean-Jacques (oui, j'ai grandi dans les années 80, avec les chansons de ce monsieur, alors je l'appelle par son prénom, il fait comme qui dirait partie de la famille) pour les Enfoirés. La première depuis longtemps.
Comme aux premiers temps, un noyau restreint d'artistes (hier Coluche, Montand, Platini, Nathalie Baye...) et aujourd'hui de chanteurs "professionnels" (Jenifer, Christophe Maé... même si Bénabar et Bruel ont aussi tâté du cinéma), et toujours Jean-Jacques. Et oui, les "Choeurs des Enfoirés" appellation bien pratique car ça englobe tout le monde et son père. N'empêche que j'ai l'impression d'un retour aux sources.
Après quelques années de reprises plus ou moins paresseuses, au niveau de la musique aussi, on en revient aux basiques. C'est du Goldman, pas de doute. Du coup si on aime l'un, on aime la chanson, et inversement.
Et puis c'est surtout au niveau des paroles que ça réveille. Le citoyen Goldman, le militant de gauche semble avoir quelques petites choses à dire... la lassitude de voir aussi qu'au bout de tant d'années, les Restos sont entrés dans les moeurs et servent de plus en plus de repas chaque hivers, et à des populations de plus en plus diversifiées, presque ce que l'on appelait encore il y a peu les "classes moyennes" ? Peut-être aussi...
Alors certes, on peut dire que Goldman enfonce les portes ouvertes, que la critique est facile (ça fait environ 30 ans qu'on lui reproche, je pense qu'il a l'habitude). En attendant, ça faisait longtemps que des chanteurs de variétés n'avaient pas chanté un truc comme ça, et avec l'audience que peut apporter les Enfoirés :
Encore un horizon, comme un mur de prison. Les prophètes et les archanges, mais jamais rien ne change. Encore toutes ces enfances, nées du côté pas d’chance. Les parents qui démissionnent et les écrans qui fonctionnent. Et qu’ils soient bleu, blanc, rouge, les vœux, les discours ; rien ne bouge. Il était un pays qu’on citait en exemple. Qui disait droits de l’homme, égalité des chances. Un pays de bien vivre autant que d’espérance. Il était une fois mon beau pays de France. Encore un autre hiver et si peu de colère. Les plus fragiles qui cassent et que veux-tu qu’on y fasse ? Encore un peu d’espoir…

Alors voila, pour 2012, je vous souhaite une année politique, dans tous les sens du terme, à commencer par le plus prosaïque : le goût, l'intérêt pour la chose publique, pour le vivre ensemble.
Et on n'oublie pas d'aller cliquer par là :

dimanche 31 juillet 2011

Novembre en juillet.

Vu que je ne suis pas très assidue (ouh ! on appelle ça un euphémisme !), quelques réflexions en vrac.

On ne va pas revenir là-dessus, la météo pourrie, l'automne en été, etc. La canicule annoncée n'a pas montré le bout de son nez. Et c'est peut-être mieux ainsi, on aurait encore trouvé le moyen de râler, de dire que cette chaleur, en été, tout de même, c'est pas normal, y'a plus de saison ma bonne dame... Et puis voyons le bon côté des choses, développement durable et compagnie, les climatiseurs tournent moins (les chauffages en revanche...)
N'empêche, pas une seconde je n'ai pensé à vérifier si le concert auquel je voulais me rendre était maintenu. Il aurait plu, j'y aurais pensé. Mais le vent, même pas envisagé. Pourtant, le mistral en rafales en bord de mer, ça décoiffe et ça rafraîchit ! Tant pis, je ne verrai peut-être jamais Angus et Julia Stone sur scène, ni Lilly Wood and the Prick. Trois annulations pour cause de vent violent la même semaine, j'ai surtout une pensée pour les organisateurs pour les Voix du Gaou. Si encore la crèpe avalée sur le port avant de regagner les montagnes avait été bonne. Mais non, même pas ! Résultat de la soirée, un méga détour (Marseille-Gap en passant par Six-Fours, on a fait plus efficace), un poids sur l'estomac et pas de concert.
A part ça, le froid en été, ça ne me perturbe pas plus que ça, je préfère même qu'il soit dû à Eole plutôt qu'à la clim - je mets un pull, et on en parle plus. Quant à la pluie, ma foi, il en faut aussi (et c'est comme ça que j'habite une des seules régions de France qui n'ait pas été menacée de sécheresse).

Toutes les mamans qui travaillent à plein temps sont des héroïnes des temps modernes. Je le savais, comme on pense tous le savoir. Mais une fois éprouvée dans sa chair cette fatigue si particulière... J'imagine que dans mon cas, faire un boulot (je suis incapable d'écrire "métier" pour ça) qui n'est pas le mien. Qui ne peut pas être le mien. Qui ne peut être celui de personne. Comment peut-on se rêver, s'imaginer, faire des plans de carrière en tant que téléconseiller sur une plateforme téléphonique ? Comment des gens peuvent-ils faire ça toute une vie -ou du moins pendant des années ?
C'est sans doute un réflexe de classe (et pourtant Dieu sait que je lutte contre !) qui me fait penser que je vaux mieux que ça... Qu'avec mes diplômes, je peux prétendre à mieux... En attendant, comme les autres, il faut bien manger, diplômes ou pas diplômes...
Et puis travailler, avoir une vie sociale en dehors des autres mamans (du parc, de la salle d'attente du pédiatre, du rayon puériculture des supermarchés, rayer la mention inutile), ça permet de rencontrer des gens formidables (ou pas !). Les "collègues" certes, mais aussi les clients/usagers/assurés. Oui, j'ai eu toutes ces catégories-là au téléphone. Tous ces mots pour désigner des individus, ça fait rêver...

Les (scénaristes) Anglais sont formidables ! Depuis toujours, voir des reportages, des films, des photos de Londres m'a fait rêver, autant que New York. J'ai été à New York, j'y retourne dès que possible, j'adore cette ville ! J'irai à Londres à l'occasion. En attendant je regarde les séries anglaises. Sherlock, par exemple. Pour Conan Doyle, pour Londres. Et pour l'habileté scénaristique des Anglais qui arrivent à transposer des chefs-d'oeuvre de la littérature victorienne en 2010, avec des acteurs qui ressemblent à de vraies gens (et pas à des gravures de mode comme dans les productions américaines), et avec des trouvailles de mise en scène admirables !
Et Doctor Who. Et Torchwood. Et en anglais, tant qu'à faire, pour bosser un peu. Et pis de toute façon, Doctor Who est proprement irregardable en français, donc bien obligée de regarder en V.O. (et pis sinon, ça me ferait trop long à attendre !)

Les médecins généralistes sont encouragés à assurer un véritable suivi des patients, à prescrire des génériques... Comme avant ? Comme avant certes, mais cette fois on leur attribuera des points, convertis en espèces sonnantes et trébuchantes.
J'arrive à concevoir l'intérêt du truc. J'arrive aussi à percevoir les limites et dangers d'un tel système...

Un orchestre israélien va jouer du Wagner au festival de Bayreuth. C'est le lieu où pas, n'est-ce pas ? Pourtant l'opinion publique israélienne et les associations de déportés s'émeuvent. D'autres, à commencer par l'association wagnérienne israélienne se réjouissent de cette victoire de l'art (sur la barbarie, sur l'histoire, sur quoi encore ?). Ce qui me fait penser bien sûr, à Céline, dont Malraux disait qu'il était "sans doute un pauvre type, mais certainement un grand écrivain" (en 1951 ! depuis 60 ans, on débat sur Céline, tournant toujours autour de cette vérité essentielle).
Laissant de côté toute considération politique, les mélomanes ont fait un triomphe à cet orchestre. Tant mieux.

Tout ça, c'est quand mes neurones sont à peu près réveillés et que j'arrive à articuler deux pensées. Le reste du temps, prière de ne pas me parler, je n'imprime pas ! Un peu comme l'autre jour où, préparant tout à la fois mon petit déjeuner et celui de la chatte, j'ai du ripper sans m'en rendre compte... Résultat, une fois mon café fini, je me suis rendu compte qu'une croquette s'était glissée au fond de ma tasse... Bah c'est pas très bon, la croquette au café...

dimanche 22 mai 2011

Mais parfois, je comprends !

Notre mairie d'arrondissement est une ancienne bastide entourée d'un grand parc, ce qui en fait un lieu de promenade idéal le week-end (et pis surtout on habite pas très loin...).
En ce moment comme tous les ans s'y tient un festival des arts éphémères, qui expose les oeuvres de 11 artistes plasticiens et les travaux des élèves de l'école supérieure des Beaux-Arts.

Personnellement, j'ai un peu de mal à comprendre le principe des arts éphémères (surtout dans ce contexte précis) : certaines oeuvres sont en matériaux recyclés, mais pas toutes. Et puis ce qu'il y a de plus éphémère, c'est la durée de l'exposition, mais c'est le principe même du festival...
Il faut dire que l'art contemporain et moi, on n'est pas forcément très copains. Pas qu'on se haïsse ou qu'on ait des différends, non, simplement, on ne se comprend pas. Enfin, moi, je ne comprends pas. En gros, généralement, après Dada, je laisse tomber.
Mais de temps en temps, miracle des miracles, il arrive que je comprenne une oeuvre. Ou simplement qu'elle me touche, même si ça ne m'interpelle pas sur le point précis que voulait soulever l'artiste (et voui, j'suis comme ça...). Et donc aujourd'hui, celle-là d'oeuvre, je l'ai comprise, et même, je l'ai aimée :
En plus, c'était l'une des oeuvres qui avait un cartel explicatif très détaillé, ce que j'apprécie particulièrement... C'est l'objet d'un grand débat avec certains de mes amis férus d'art contemporain, mais voila, moi n'avoir ne serait-ce que le tire de l'oeuvre, ça m'aide à comprendre. Sans doute parce que j'ai besoin de cette béquille, alors que quelqu'un qui navigue dans ce milieu s'en passe, je ne sais pas au juste... Bref, je partage, en plus ça me permet de ne pas me planter en citant le titre (que j'aime beaucoup) ou le nom de l'artiste (qui était là et pataugeait gaiement dans cette eau claire ^^) :
(oui je sais j'aurais pu faire un effort de cadrage mais, hein... bon !)

jeudi 12 mai 2011

Rien compris...

Il y a une dizaine de jours, une page de publicité dans mon magazine féminin préféré (le seul que je lise en fait) m'a accroché l'oeil. Oui parce qu'en général, je zappe un peu, c'est pas vraiment ce qu'il y a de plus passionnant, les pubs, entre les photos aux poses très naturelles (voire retouchées) et la qualité de leur prose...
Bref, voila-t-y pas que je tombe là-dessus :
Et forcément, que lis-je ? Non pas Sade (prononcé Chadé, le nom de la chanteuse), mais Sade. Ben oui, comme Donatien Alphonse François... Et puis cette nana hiératique toute de cuir vêtue me paraissait raccord...
Je me suis donc arrêtée un peu plus longuement (qu'est ce que le "divin marquis" viendrait faire sur une publicité ? hein, franchement, je vous l'demande ?). Et là j'ai vu qu'il y avait écrit "Live" en gros, et qu'il y avait, en gros aussi (et en-dessous mais j'ai coupé parce que je ne vois pas l'intérêt de leur faire de la pub à mon tour), le nom d'une station de radio...
Bah non, j'avais pas pensé à la chanteuse, parce que je n'aime pas du tout ce qu'elle fait (en fait,je déteste, j’abhorre, et c'est sans doute en lien avec le fait que ma mère a écouté son album en boucle pendant 6 mois vers 1988 - et moi aussi du coup).

Bref j'avais rien compris...

mercredi 6 avril 2011

La honte de la semaine...

Rien qu'à écrire le titre de cet article je me dis que ça risque de devenir une rubrique à part entière... Ce qui rassure quand même, c'est que je ne suis pas la seule à avoir de ces "moments de solitude" (mais pas en même temps, sinon par définition il ne s'agit plus de solitude... euh m'égaré-je ? oui, je m'égare).

Bref ma honte d'une semaine passée : week-end ordinaire, samedi matin en famille dans les magasins. Donc avant de trouver un restaurant poussette-friendly (heureusement, on finit par avoir nos adresses), opération "change". De couche. Sur le parking (yeepee!). Titounette allongée sur la banquette arrière de la voiture, Maman un pied dedans, un pied dehors (aïe le dos !).
Et forcément, une fois l'affaire faite, que fait-on de la couche sale ?
La jeter dans une poubelle ? Oh la bonne idée ! Seulement voila, il n'y a pas de poubelle dans les environs...
La jeter hors de la voiture, sans regarder où elle atterrit, genre "après mois le déluge ?" Hors de question ! Déjà un papier de bonbon, je ne peux pas, alors ce genre de déchet...
La laisser sur le sol de la voiture ? J'y ai pensé un quart de dixième de seconde, mais la voiture étant neuve, ç'aurait été comme fouler aux pieds l'honneur de l'Homme...
Il nous reste donc... Tenter de battre le record de lancer de couche dans le sac à main. Oué Oué...
Ceci le samedi midi... et donc la honte... n'avoir fini par vider mon sac que le jeudi suivant...

A ma décharge : j'ai un grand sac à main pour ce genre de sorties familiales, susceptible de contenir plusieurs joujoux en plus de mon barda habituel, et quotidiennement j'en utilise un autre. Et puis si vraiment l'odeur (par exemple) avait été incommodante, le chat au moins aurait fait quelque chose, comme de gratter autour du-dit sac ;)

mardi 22 mars 2011

Dans mon quartier...

Y'a des résidences où qu'on parle pas comme ailleurs,

des rues qui ont des noms qu'on jurerait inventés,

Et même des villas qu'un footballeur pourrait racheter sans être dépaysé ^^

Un peu de poésie dans le quotidien, ça change de ce qu'on voit à la télé en ce moment...

mardi 15 mars 2011

Cherche nounou désespérément...

... afin de reprendre une activité professionnelle. Je ne vais pas raconter ma vie (quoique, vu que personne ne me lit, au moins ça me fera des archives pour quand je voudrai écrire mon autobiographie -vu le traumatisme subi à la lecture des Confessions, c'est pas demain la veille !) mais je viens de me lancer dans une magnifique illustration de ce qu'est le cercle vicieux. J'ai besoin d'une nounou pour travailler, mais j'ai besoin d'avoir un travail pour déterminer un planning de garde et payer une nounou. Quant aux places en crèches... j'habite une trop grande ville pour espérer une place avant que ma fille soit en âge scolaire (et non, je ne connais personne qui pourrait m' "aider").

Cette quête du Graal humain m'a poussée à m'inscrire sur un site où, en contrepartie de mon annonce (en gros : cherche assistante maternelle agréée), j'ai accès aux coordonnées d'assistantes maternelles et autres nounous dans le secteur géographique déterminé. Soit autour de chez moi, ou à la rigueur à proximité du lieu de travail de Monsieur. Vu que je vais probablement travailler en intérim, mais j'sais pas où, j'sais pas quand, c'est ce qui paraissait le plus logique.

C'est ainsi que depuis 24h, je parle à beaucoup de (plus ou moins) gentilles jeunes femmes (et un homme, soyons exhaustifs)...
Certaines n'ont pas de places, d'autres sont trop loin et avec d'autres encore, ça se passe bien, on a même pris des rendez-vous...
Pour être honnête, il y en a que j'ai éliminées d'office en fonction de critères tout à fait autres que le secteur géographique. Le monsieur sus-cité par exemple... c'est bête, car c'était peut-être simplement le conjoint de la nounou que j'appelais mais vu qu'elle et moi n'avons pas vraiment accroché au téléphone, et que je n'ai pas envie que ce soit un couple d'inconnus qui garde ma fille (déjà une seule personne inconnue, ça me fait bizarre...). Bref, j'ai conservé les coordonnées de cette nounou, mais elle n'est clairement pas mon premier choix !

Autre critère de sélection pour moi : l'orthographe et la clarté de l'annonce. Alors oui je sais, moi-même je ne suis pas irréprochable sur ce plan-là, mais j'estime tout de même que 20 fautes en 3 lignes, c'est un peu beaucoup. Surtout si on tient compte du fait que les nounous qui laissent des annonces sur ce site le font pour trouver du travail. Certaines proposent même de garder des enfants en péri-scolaire et une aide aux devoirs si nécessaire avec une orthographe déplorable... il me semble que c'est un peu contradictoire ! En somme, Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément, je ne suis pas la seule à fonctionner comme ça.
Corollaire : la jeune gourde, euh pardon la jeune fille qui raconte sa vie et pond une annonce d'une page alors qu'elle n'a comme expérience que quelques baby-sittings auprès des voisins... Bon celles-là, je peux les écarter objectivement, vu qu'elles ne sont pas agréées (et puis elles me font rire).

Ayant laissé mon email et mon téléphone pour qu'on puisse me contacter... je l'ai été - ce qui en soi est déjà bon signe. En 24 heures j'ai déjà eu 1 mail et 1 coup de fil...
Non, en fait, cet après-midi j'ai eu un deuxième mail :


Et alors là, euh... comment dire ? Comme je ne vois pas l'intérêt de me spammer à partir d'une annonce telle que celle que j'ai laissée, que les coordonnées avaient l'air authentiques, qu'on ne me demandait finalement rien en contrepartie et, que (ce qui ne gâche rien), je suis bien élevée, j'ai pris la peine de répondre (et perdu du temps à trouver comment insérer des copies d'écran modifiées dans un blog).


Un peu morte de rire sur le coup, je me demande avec le recul si j'ai bien fait, et surtout si la destinataire va me comprendre...
C'est vrai que je n'avais pas pensé à préciser que je recherchais une nounou francophone, c'est ballot tout de même !

mercredi 9 février 2011

K's Choice

C'est un groupe que j'adore, que j'ai suivi depuis leurs débuts (nom d'un p'tit bonhomme, ça fait un bail maintenant, surtout à l'échelle de ma vie !).
Un bon concert rock, comme j'en n'ai pas vu depuis longtemps (et comme je n'en verrais sans doute pas avant un moment)... Bref, je partage, même si filmé avec un téléphone et avec des spots en face, ce n'est pas l'idéal :

jeudi 13 janvier 2011

fin 2010 - début 2011

Alors en vrac :

_ vérification en cours du nouveau dicton "Sapin dans le salon, aiguilles sous le tapis jusqu'à mi-saison"
_ Plus d'un an de détention pour 2 journalistes otages en Irak. Au-delà de la compassion, une question lancinante : et les autres otages ? quelle publicité faite, au hasard, aux employés d'Areva enlevés le 16 septembre à Arlit ?
_ Contre toute attente, un sapin garni qui s'effondre, ça ne fait pas trop de bruit. Et en plus, la chatte n'y est pour rien...
_ Entendu un rappeur dire qu'il n'était pas possible que la France, cette grande démocratie, laisse le droit de s'exprimer aux représentants de l'extrême droite... qu'il faudrait interdire de tels partis, au nom de la démocratie. Comment dire ? c'est justement ça aussi, la démocratie...
_ l'Arlésien qui a gagné 10 millions d'Euros au loto partage avec le couple d'amis avec qui il avait l'habitude de jouer... ça, c'est un pote !
_ un homme fait une crise cardiaque et s'effondre sur sa fille de 7 mois qu'il était en train de changer. Les deux morts ont été trouvés quelques heures plus tard par la mère. la fille aînée du couple, âgée de 3 ans et demi, ne s'était pas rendue compte de la gravité de la situation... sordide, z'avez dit ?
_ C'est les sooooldes ! Mais c'est encore la crise : si 44% des Français parlent de "plaisir" à propos des soldes, c'est devenu une "nécessité budgétaire" pour 56% d'entre eux.
_ l'Assemblée Nationale, à la demande de son Président, a observé mardi 11 janvier une minute de silence à la mémoire des deux jeunes touristes assassinés le 9 janvier au Niger. Entreprise louable dans la mesure où l'on adhère à la théorie selon laquelle chaque otage français représente la France, et que leur mort est une injure faite à la Nation.
Mais personne n'a pensé à associer à cette minute de silence le 53e militaire français tombé en Afghanistan, ce même 9 janvier.

Considérant tout cela, en parce qu'on est quand même en période de voeux, je préfère laisser la parole à l'ami Benoît :

vendredi 17 décembre 2010

Chameau

J'aime bien fouiner sur ToiTube, aller de suggestion en suggestion (tu sais, les vidéos en rapport avec celles que tu regardes qu'on te propose, sur la droite... oui, là).
Et aujourd'hui, je suis tombée sur deux vidéos essentielles. Pas récentes, récentes (comment ai-je pu vivre sans les connaître jusque là ???), mais c'est pas grave, c'est encore très bon.

D'abord, pour la classe, il y a celle -là : tu es Bono, époque Rattle & Hum à vue de catogan, tu as le bras en écharpe (pourquoi au fait ?), tu as besoin d'un guitariste pour épauler The Edge (euh... c'est pourtant pas le premier guitariste venu). Tu fais quoi ? Et bien tu fais appel à un p'tit gars du coin, histoire de filer un coup de pouce à sa carrière...
Ou plus vraisemblablement, tu en profites pour te faire un boeuf de la mort avec une des plus grandes stars de l'époque (avec toi quand même).
La classe, quoi...

Et puis pour le fun, il y a celle-ci. Bien sûr, le fun n'est pas dans la chanson, mais dans la tenue de Monsieur Sting... J'ai même lu un commentaire de quelqu'un qui se demandait s'il avait tiré le pull d'un clodo en se rendant au concert. Euh, bah voila, j'aurais pas mieux dit ^^. Et le foulard et le catogan, bien sûr...
Et puis on notera le petit geste de la main sur l'oreille, qui préfigure un certain duo avec I Muvrini (mais celui-là, j'aime pas trop).

Ce qui nous fait deux vidéos du Boss d'anthologie... deux Boss... deux bosses... un chameau (aaaah, c'était pour ça, le titre !). oui oui, je suis fière de moi en plus !
Maintenant que j'ai casé mon jeu de mots du jour, je peux donc t'avouer que la vraie vidéo d'un duo de Bruuuuuce pour le fun, c'est sans doute celle-là. Mais bon, se moquer de Jon, c'est trop facile !

jeudi 16 décembre 2010

La bande à Bonnot.

Mercredi matin, je me suis réveillée avec les infos (comme souvent), et le gros titre était un braquage de banque à l'arme lourde, les malfaiteurs ayant pris la fuite en scooter.
Renseignements pris c'étaient des scooters de puissante cylindrée (de ceux pour lesquels il faut le permis moto, j'imagine), et les gars n'étaient pas des rigolos, l'opération avait été préparée, et n'a miraculeusement pas tourné au carnage.

N'empêche... moi, me réveillant à peine, j'ai imaginé les mecs qui venaient de braquer une banque à l'AK47 partir sur des 125cm3, comme dans la chanson de Joe Dassin (d'où le titre...) "Comment rattraper les coupables Qui fuyaient à toute allure à trente-cinq à l'heure".
65.jpg
Bref, j'ai visualisé comme un gros décalage, comme si les malfrats avaient tout mis dans les armes, et négligé le moyen de fuite, partant sur la pétarou toute pourrite du copain (et même que j'ai souri, dans mon demi-sommeil... c'est grave Docteur ?)

jeudi 9 décembre 2010

Rayures

Nous avons l'immense privilège de partager notre chez-nous avec une minette de trois ans qui en plus d'être jolie et douce, est très gentille.
Parce que se laisser mettre les doigts dans les oreilles, tirer les poils, la queue et les oreilles par un bébé de même pas 8 mois en m'émettant qu'un vague "Miaou" de temps en temps, c'est très gentil !

Mais elle est très peureuse.
D'un côté, c'est pratique, elle ne s'éloigne jamais trop quand il lui arrive de sortir à la campagne, et on peut garder les fenêtres ouvertes l'été, elle n'essaie pas de sauter (pourtant, on est au premier, je connais des matous que ça n'effraie pas).
D'un autre côté, c'est parfois lourdingue d'avoir un chat qui se carapate à toute berzingue au moindre bruit inhabituel (et dans ce cas-là, mieux vaut ne pas l'avoir sur les genoux, parce que l'appui des pattes arrières dont les griffes sont, comme chacun sait, non-rétractiles... ouch !). Autre désavantage, mademoiselle est stressée. Mais vraiment stressée : elle vient de finir sa deuxième cure de va*ium, et on se dit qu'il va certainement falloir lui en redonner régulièrement, vu que ça fait 2 fois en un mois (et en plus, c'est pour traiter une cystite, gros rapport hein ? (bah en fait, d'après le véto, 60% des cystites chez les chats seraient dues au stress... vi madame)).

Breeeef, tout ça pour dire que le pire du pire pour elle (à part la visite chez le véto...), c'est l'aspirateur. Ce qui est un poil (hu hu hu) paradoxal quand on pense qu'on aspire surtout des poils de chat...
Or donc, allais-je écrire avant de faire un jeu de mot lamentable, or donc, quand je sors l'aspirateur, c'est magique, le chat disparaît ("Prends garde à toi, Sylvain Mirouf !"). Et va se cacher. Et va se cacher où, à ton avis ? Bah oui, là où tant qu'à faire, elle pourra faire la sieste peinarde, au chaud :
Sous la couette, la tête sur l'oreiller, carrément ! Et de temps en temps, comme aujourd'hui, en plus, elle est assortie aux draps (la classe !).
Par contre, ma minouchette, si tu pouvais éviter de planter tes griffes dans mon oreiller et de flinguer ENCORE une housse de couette, ce serait sympa ^^

jeudi 2 décembre 2010

Mauvaise idée

Depuis quelques mois, j'utilise une gamme de lessive sans allergènes, au motif premier que pour le futur bébé, ça paraissait une bonne idée (et puis il y a écrit "écologique" sur l'emballage, alors tu penses, bonne conscience, tout ça, tout ça...).
Et comme ça ne lave pas trop mal, et pour être cohérente, j'ai toute la panoplie : lessive, détachant avant lavage, assouplissant, même le tube de lessive à la main.

Or donc, ce matin, je m'apprêtais à lancer ma deuxième machine de la matinée... (et hop, un p'tit dessin histoire d'illustrer le fond de ma pensée, mais là n'est pas le débat)
Image du Blog endjetsesfolies.centerblog.net
Source : endjetsesfolies.centerblog.net sur centerblog.

Breeef... J'arrive à la fin de ma bouteille de détachant (posée tête en bas depuis plusieurs jours, histoire de recueillir le maximum de produit, 'faut pas gâcher...). C'est un de ces modèles avec une brosse au niveau du goulot, pour appliquer bien comme il faut sur la tache. Mais c'est un peu dur, alors il faut appuyer un peu sur le corps de la bouteille pour bien faire sortir le liquide.
J'empoigne donc la deuxième bouteille de détachant (eh, j'suis prévoyante, y'en avait d'avance !), j'enlève le bouchon, je penche la bouteille vers mon linge et j'appuie un grand coup....
spuuuurlp.... poc ! ça c'est le bouchon avec brosse incorporée qui est par terre.

Partout, il y en a partout ! sur le linge (bon, ça, encore...), sur mon chausson gauche (le droit est miraculé), sur le sol, sur les parois de la machine, sur le bac à litière du chat (mais bizarrement pas dedans)... Et il manque un bon quart de détachant dans la bouteille (neuve, donc) !
Evidemment, c'est pile la seconde où la puce m'informe, avec force pleurs et cris, que non, décidément, elle n'a pas envie de faire de sieste ce matin...

J'ai donc tout épongé, le plus gros avec mon linge sale (bah ouais, tant qu'à faire !), le reste avec une éponge... Il a intérêt à être nickel, mon linge !

Bon c'est pas tout ça, mais je suis comme la dame, là, au-dessus, j'ai une soupe à faire, un enfant à planter dans sa chaise haute... ah non, le ménage et la lessive, ça ira pour aujourd'hui !

lundi 29 novembre 2010

Mathématiques

Commercialement, c'est plutôt malin (surtout vu les prix pratiqués par les concurrents). Religieusement, il y a sans doute à y redire, vu que la crèche, Noël, tout ça, c'est autour de Jésus, donc ça revient à offrir le plus important (d'un autre côté, dit comme ça, finalement, c'est très chrétien...).
Mais d'un strict point de vue mathématique, il risque d'y avoir un petit souci (1 Joseph, 3 Marie, 2 Jésus, ça ne fait pas un compte rond !).
Ou alors il faut vite faire le réassort !

mardi 23 novembre 2010

Je le confesse...

je regarde Arte. Et pas que pour les films, et parfois même en journée...
Et en tout cas tous les dimanches soir (sous-entendu tous les dimanches soir où je peux être devant ma télé, il arrive que parfois j'ai une activité un peu plus trépidante).
Pas pour l'opéra, 'faut pas rêver non plus ! Mais pour l'émission d'après, qui me ravit et m'enchante et me rappelle qu'enfant, j'ai vécu quelques années en Allemagne et que même si on a construit l'Europe, bah on n'est pas pareils, malgré tout...
Donc je regardais Karambolage avec ma fille - je prépare la relève, elle aussi regardera Arte ! Et elle était passionnée. Mais franchement, moi je trouve ça normal vu qu'elle avait le sujet du reportage dans la bouche !

Mais quand même, vers la fin du reportage, un point m'a perturbée : en passant le Rhin, la girafe prend un F et devient die Giraffe. Oui, elle prend aussi une majuscule, mais c'est normal, c'est un nom commun, et en allemand les noms communs prennent une majuscule, c'est comme ça (d'ailleurs ça me fait penser qu'il doit y avoir beaucoup d'Allemands qui sont venus faire carrière dans la communication et/ou le marketing français, au vu de la majusculite aiguë qui y règne).
Bref, là j'ai réalisé que souvent, j'ai envie d'écrire "giraffe". Et je sais que depuis que j'ai fait de l'italien, j'ai tendance à écrire "quattre", parce qu'en italien, je vous le donne en mille, on écrit "quattro"...
Et donc si c'est le même phénomène*, si les mêmes causes produisent les mêmes effets... sachant que je n'ai pas parlé/écrit allemand depuis plus de dix ans (hum... même douze)... dans quel contexte ai-je bien pu avoir à écrire "girafe" en allemand ???
...
...
...
Je cherche encore...

*j'épargne une réflexion facile à tout le monde : au fond, c'est peut-être tout simplement moi, le phénomène...

mardi 16 novembre 2010

Le Schtroumpf Grognon...

Schtroumpf grognon
... qui rumine sa salsepareille, c'est moi !
Dans la pure tradition française, puisqu'on ne parle jamais des trains qui arrivent à l'heure, je réagis (et rumine ?) surtout à ce qui m'énerve, me révulse et/ou me choque...

Par exemple, j'ai vu dans mon hebdo féminin préféré (que je lis avec une semaine de retard, parce que je n'ai plus le temps de lire depuis que je suis maman - soupir - (et que surtout je passe trop de temps à lire les blogs des autres)), j'ai vu, disais-je avant de m'auto-m'interrompre, que le 13 novembre, c'était la journée de la gentillesse...

Carambolage de réflexions dans ma pauvre tête :
_ Attends, attends, t'es sûre que t'as bien lu, là ?
_ C'est quoi ces conneries, c'est une blague, comme la fausse pub pour les grutiers du port de Marseille le mois dernier ?
_ Ah bah ouais, évidemment c'est parrainé par Machin magazine, ils se la jouent "coach de vie" comme d'hab [Là, je dois admettre que cette réflexion est complètement gratuite : je n'ai jamais ouvert ce magazine, rien que leurs pubs radio et leurs couvertures sur le thème "aide-toi et le ciel (enfin, Freud, ton inconscient, Lacan ou autre) t'aidera" me gonflent]
_ Il y a vraiment des gens qui vont jouer le jeu ???

Oui, parce que c'est ça, qui me fascine le plus : y a-t-il des gens qui, lisant cette annonce dans le journal, ou l'entendant à la radio (parce que ça a été relayé, en plus !), se disent "Tiens, aujourd'hui, je vais être gentil, moi qui d'habitude suis un vieux con aigri" (marche aussi au féminin, y'a pas de raison, hein) ??
Cela dit, comme c'est bien pensé ('sont forts, à Machin Magazine !), ça tombait un samedi, et vu que beaucoup de gens sont en week-end le samedi, il y a des chances que ça mette les gens dans de bonnes dispositions...

Bref, moi ces "journée de", je trouve ça un peu faux-cul. J'ai envie de te dire, "c'est comme la Saint-Valentin, on n'a pas besoin d'un jour pour se dire qu'on s'aime, quand on s'aime c'est tous les jours, gnagna..." (Schtroumpf Grognon, je te dis). A la rigueur, la Journée de la jupe, pour la bonne cause et pour Adjani, je veux bien...

Tu comprends maintenant pourquoi je n'ai pas réagi le jour même à cette histoire de journée de la gentillesse. J'en aurais justement manqué (de gentillesse, essaye de suivre).
Et voila que ce matin, j'entends à la radio un truc que je range dans la même catégorie : une Française expatriée depuis 10 ans aux Etats-Unis et gagnée par la win-attitude des Amerloques, décide de tenir 21 jours sans râler ! Et bien sûr en fait un blog, vidéos à l'appui (si vraiment tu veux voir, c'est par là). Sur le coup, je me dis, pourquoi pas, elle a raison, il faut positiver, Lorie sors de ce corps ! Et puis j'ai achevé de me réveiller, et j'ai approfondi ma réflexion : certes les Américains sont polis et friendly, mais c'est dans leur culture, alors oui, ils te disent "hello how are you ?" dès que tu rentres dans un magasin, mais ils n'attendent pas de réponse. Et pour la petite histoire, ma soeur qui vit en banlieu de New-York attend toujours que sa voisine qui lui a dit "venez prendre le thé un de ces jours" lors de leur emménagement il y a plus de deux ans lui adresse de nouveau la parole...
En plus, ne pas râler pendant 21 jours, c'est impossible (surtout pour moi !)
Et en faisant deux-trois recherches, je m'aperçois que la dame qui a lancé cette initiative est coach en entreprise...

C'était donc ça... j'aime pas le coaching (et pourtant, je suis ménagère de moins de 50 ans, tant pis pour M6 !).
Sur ce, le Schtroumpf Grognon vous salue, c'est l'heure du bain de la Schtroumpfette...



mardi 9 novembre 2010

Et au MOMA...

... est exposée une poussette-canne Mac Laren conçue en 1965 qui "devint rapidement un objet de design et de désir" (c'est pas moi, c'est eux qui le disent).
Au point d'être exposée au Moma de New York, et ça, ma bonne dame, ce n'est pas donné à tous les objets de la vie courante !
Le laïus de l'entreprise vous apprendra que cette merveille de technologie faite d'alu et de toile pèse 3kg, et qu'elle prend à peine plus de place qu'un parapluie (anglais tout de même, donc assez grand...). J'ajoute qu'en plus, elle est super solide !
Mes parents avaient la même il y a un peu moins de 30 ans, et j'y ai passé un certain nombre d'heures. Si ça se trouve, elle venait peut-être même de mes cousins plus âgés... Et depuis, elle a ponctuellement servi à la nouvelle génération. La semaine dernière encore à ma fille (et alors même que moi j'étais au Moma, mère indigne qui avait laissé son bébé à ses parents pour changer de continent)...

Alors bien sûr, il paraît que ce modèle ne répond plus aux normes de sécurité. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que (surtout ?) une poussette qui dure plus de 30 ans et plusieurs enfants, ce n'est pas très bon pour le commerce ;)))

lundi 8 novembre 2010

Laïcité, j'écris ton nom...

L'affaire de la crèche Baby Loup m'interpelle...
On parle de droit du travail, de discrimination, la Halde a été saisie et a condamné la crèche, structure privée, à payer des indemnités à l'employée voilée qu'elle avait licenciée pour ce motif (bien que ce soit stipulé dans les statuts de l'entreprise). Soit. La Halde a fait son boulot, elle a rendu justice à une salariée manifestement discriminée en raison de ses opinions religieuses.
Sauf que...

Sauf que la crèche réagit au nom du principe de laïcité, cher à sa fondatrice et à pas mal de démocrates français.
La laïcité à la française, ce concept complètement hermétique aux autres nationalités, et surtout aux Américains, dont la mise en place a occasionné pas mal de conflits à l'époque : même sans être féru d'Histoire, tout le monde a un peu entendu parler de la séparation des églises et de l'Etat, ou au moins des lois Ferry sur l'instruction publique (pour une instruction obligatoire, gratuite et laïque).
Cette laïcité inscrite dans la Constitution, qui a replacé le religieux dans la stricte sphère privée (ce qui n'était pas gagné dans la France fortement catholique de l'époque, arc-boutée sur sa vieille position de "fille aînée de l'Eglise"), faisant -normalement- de la sphère publique un espace dénué de conflits à dimension religieuse. Et qui souffre de la montée des communautarismes, qui s'appuient si bien sur les religions...

Sauf que la présidence de la Halde a changé de mains. Et que sa nouvelle présidente, enfant d'immigrés élevée dans une république laïque (tiens tiens) sort de son "devoir de réserve" et se prononce contre l'avis rendu par la Halde sous la présidence précédente. Au point d'aller témoigner aux prud'hommes en faveur de la crèche.

Sauf que, comme dans La guerre des Rose, l'histoire vire au sordide. L'employée licenciée accuse son ex-patronne d'être un tyran raciste, laquelle rétorque que sans cet emploi chez Baby Loup, l'employée en question serait restée une femme au foyer sans compétences. Et que d'ailleurs, quand elle a commencé à travailler chez Baby Loup, elle ne portait pas le voile...

Sauf que (et c'est là que l'affaire devient grave et dépasse le cadre d'un conflit employeur-employé) l'employée licenciée réclame 80 000€ de dommages-intérêt. Somme considérable pour une crèche, qui condamnerait Baby-Loup à fermer. Or cette crèche, implantée dans un quartier "sensible", est la seule de France ouverte 7 jours sur 7, et 24h/24, permettant à nombre de mères célibataires et/ou en horaires décalés de travailler. Alors qu'il est si difficile de trouver une place en crèche dans les grandes villes, alors que cette crèche est régulièrement citée en exemple, alors que c'est un modèle de crèche qui devrait "faire des petits", c'est un conflit interpersonnel (prenant appui sur le droit, la religion etc) qui risque de tout fiche par terre.
Et de décourager toutes les initiatives privées qui tentent de suppléer les manques de l'Etat, qui refuse d'élargir les horaires des crèches publiques sous prétexte que ce serait trop cher...

Verdict des prud'hommes aujourd'hui...

Au sujet de la laïcité, de l'intégration, de Baby Loup et de beaucoup d'autres choses, voir notamment le dossier monté par Elle.fr au sujet de cette affaire - je suis particulièrement sensible au concept de "discrimination indirecte" qui toucherait, en cas de fermeture, les mamans usant des services de Baby Loup.